L’intolérance au gluten
Intolérance au gluten, allergie au gluten, entéropathie au gluten… Plusieurs expressions sont utilisées pour parler de la maladie cœliaque.
Elle se définit par une réaction anormale du système immunitaire du petit intestin en réponse à l’ingestion de gluten.
Le gluten est une protéine élastique et visqueuse qui confère la texture moelleuse aux produits céréaliers préparés, entre autres, à base de blé, de boulgour, d’orge, d’épeautre, de kamut, de triticale et de seigle. Afin de se souvenir des céréales renfermant du gluten, l’acronyme SABOT (S : seigle, A : avoine B : blé (incluant kamut, épeautre et boulgour) O : orge T : triticale) peut être utile.
Plusieurs symptômes sont associés à la maladie cœliaque chez l’enfant : diarrhées chroniques, douleurs abdominales, retard de croissance, etc.
Le traitement habituellement utilisé lors d’un diagnostic de maladie cœliaque est l’exclusion du gluten de l’alimentation de la personne atteinte. Une consultation médicale est toutefois essentielle au diagnostic, car le traitement entraîne des modifications importantes de l’alimentation. Un suivi avec un médecin et une nutritionniste est alors conseillé.
Les petits mangeurs et les produits céréaliers
Les données recueillis lors du volet nutrition de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes mettaient de l’avant que les produits céréaliers comptaient pour 27% de l’apport énergétique total des enfants de 4 ans.
Ils représentent la principale source d’énergie pour les enfants de cet âge.
Les produits à base de farine blanche enrichie fournissaient à eux seuls 22% de l’énergie alors qu’environ 3% de l’énergie était occupé par des produits faits à base de farine blanche non enrichie. Malheureusement, seulement 2% de l’apport énergétique était constitué de produits céréaliers faits à partir de grains entiers.
Qu’en dit le Guide alimentaire canadien ?
Le Guide alimentaire canadien recommande de consommer chaque jour des produits céréaliers.
Il s’agit du deuxième groupe dont la consommation doit être la plus élevée, après les fruits et les légumes, compte tenu de leur haute valeur nutritive.
Les quantités suivantes sont suggérées par Santé Canada pour aider nos petits mangeurs à combler leurs besoins en nutriments et en énergie :
Une portion…c’est quoi ?
Afin de mieux s’y retrouver, des exemples de portions sont inclus dans le Guide alimentaire canadien à titre de référence. Ainsi, une portion de produit céréalier équivaut à :
- 1 tranche de pain
- ½ bagel, tortilla ou pita
- 125 ml (½ tasse) de riz, de boulgour, de couscous, de quinoa, de pâtes alimentaires cuites
- 30 g de céréales froides
- 175 ml (¾ tasse) de céréales chaudes cuites
- 30 g de craquelins
- 1 petite gaufre ou 1 petite crêpe (35 g)
- 1/2 muffin maison (35 g)
Pour les enfants de 2 et 3 ans, une tranche de pain peut représenter une trop grosse portion. Il est donc possible de diviser les portions recommandées en deux afin d’adapter celles-ci à la réalité de nos tout-petits et de leur offrir davantage d’occasions pour en consommer.
Chez les enfants de 4 ans et plus, une portion entière est souvent adéquate (pour davantage d’informations sur les portions, consultez l’article : Quelle quantité mettre dans l’assiette?).
Lorsque les apports sont divisés en plus petites quantités, il est important de s’assurer que les produits céréaliers (à l’instar des légumes et des fruits) reviennent à de maintes reprises au cours de la journée afin que les besoins de nos petits mangeurs soient comblés.
Des exemples, svp!
Pour mieux comprendre la répartition des produits céréaliers dans une journée, voici un aperçu d’un menu qui contient le nombre de portions recommandées.
* Recettes à découvrir dans la section Cuisine.
Bref, les produits céréaliers gagnent à être consommés, car ils sont une source de plusieurs éléments nutritifs, dont les fibres alimentaires, le fer, les vitamines B (à l’exception de la vitamine B12) et les glucides.
Le choix devrait se poser majoritairement sur les produits à base de grains entiers afin de maximiser le contenu en nutriments offerts à nos petits mangeurs. Quoi de mieux pour combler à la fois les besoins, les papilles et les petits bedons de nos petits mangeurs ?













