Maman, j’ai mal au ventre!

Malgré l’ajout d’agents de conservation, les charcuteries sont aussi à risque de contamination par différents microorganismes.

Rappelez-vous la fameuse crise de la listériose : des charcuteries avaient alors été contaminées.

En plus de la Listeria Monocytogenes (la bactérie responsable de la listériose), d’autres microorganismes peuvent se développer dans ces produits : Salmonella, Clostridium botulinum, etc. Afin d’éviter les intoxications alimentaires, il vaut mieux être alertes et consulter régulièrement les rappels de produits émis par le MAPAQ

Achat et conservation

Encore une fois, les étiquettes, le tableau de valeurs nutritives et la liste des ingrédients,  demeurent les meilleurs outils disponibles pour faire le choix le plus nutritif lors de l’achat de charcuteries.

Privilégiez les charcuteries qui offrent le plus de protéines par portion. De même, regardez attentivement la quantité de gras et de sel et choisissez les produits qui en contiennent le moins. De façon générale, les rôtis de dinde, de poulet, de bœuf et de porc contiennent moins de gras et plus de protéines que les autres charcuteries. Certains de ces produits ne contiennent pas de nitrites et sont donc à privilégier.  

À noter que les charcuteries végétariennes sont habituellement de meilleurs choix que leurs homologues à base de viande : elles contiennent généralement moins de sel, de matières grasses en plus de contenir davantage de protéines! 

Les charcuteries se conservent généralement entre 5 et 6 jours au réfrigérateur dans le compartiment des viandes. Elles peuvent aussi être congelées pour augmenter leur durée de conservation jusqu’à 1 à 2 mois.

À bannir, à limiter ou à consommer ?

Bien qu’elles ne constituent pas une source de nutriments à privilégier, les charcuteries ne sont pas à bannir totalement de l’alimentation des tout-petits.

Elles peuvent donc se retrouver à l’occasion dans un sandwich, sur des craquelins ou dans les pâtes.

Une importance doit être accordée à la fréquence et à la quantité de charcuteries qui sont présentées aux petits dans leur alimentation globale. Si le service de garde offre déjà des sandwichs au jambon ou des pizzas à base de pepperoni, il n’est peut-être pas approprié d’en consommer  la même semaine à la maison…

Idées de rechange ?

Voici quelques petites idées afin de diminuer la quantité de charcuteries de l’alimentation des enfants :

Pour les sandwiches : Au lieu du jambon, privilégiez :
  • Des restants de poulet cuits au four ou une garniture de poulet (voir recette garniture mexicaine au poulet)
  • Des tranches de rosbif
  • Des œufs à la coque
  • Une version végétarienne avec de l’houmous, du baba Gannouj ou une garniture de tofu
  • essayez les falafels ou autre galette de légumineuses
  • Garniture au thon ou encore du saumon (en conserve, frais ou fumé)
Des petits déjeuners savoureux :
  • Optez pour les fèves au lard ou le pâté à la viande au lieu du jambon, du bacon ou de la saucisse
  • Tartinez les rôties avec du beurre d’arachides ou garnir avec un morceau de fromage en remplacement des cretons
  • Essayez les smoothies (tofu mou, fruits, yogourt), tels la voie lactée
  • Ou encore les parfaits aux fruits (yogourt, fruits, céréales)
  • Un petit plus ? Essayez un mélange de fromage cottage, fruits et amandes tranchées.
  • Un bon bol de gruau fait avec du lait et aromatisé de pommes et de cannelle
Des pizzas originales : On remplace le pepperoni par :
  • Du poisson ou des fruits de mer
  • Des légumineuses ou du tofu
  • De la volaille en fines tranches
  • Du bœuf haché cuit
  • Des tranches de filet de porc
  • Des œufs 
Bref, en alimentation, comme dans la vie, le mot d’ordre est modération. Ainsi, les charcuteries peuvent faire partie d’une alimentation saine et équilibrée si elles sont présentes à l’occasion. Après tout, la consommation de hot dog sur le BBQ ne fait-elle pas partie de vos souvenirs d’enfance ?
 

Références

  1. Agence canadienne d’inspection des aliments. Guide d’étiquetage et de publicité sur les aliments. Chapitre 7- Allégations relatives à la valeur nutritive. [cité le 2 mai 2010]. Disponible au :  http://www.inspection.gc.ca/francais/fssa/labeti/guide/ch7af.shtml#a7_15
  2. Beauchamps, D. Microbiologie clinique. Université Laval, Automne 2009.
  3. Brown, A. Understanding Food Principles and preparation. Wadsworth Thomson Learning. 2000. 615 pages.
  4. Conseil canadien des ministres de l’environnement. CCME : Nitrates et nitrites. [cité le 2 mai 2010]. Disponible au :  http://www.ccme.ca/sourcetotap/nitrates.fr.html
  5. Extenso. Pleins feux sur… les nitrites et les nitrates. [cité le 14 avril 2010]. Disponible au : http://www.extenso.org/pleins_feux/detail.php/f/1586
  6. Fond mondial de recherche sur le cancer. Les recommandations pour la prévention du cancer. [cité le 14 avril 2010]. Disponible au : http://www.fmrc.fr/PDFs/comment_prevenir/recommandations.pdf 
  7. MAPAQ. Thermoguide. [cité le 2 mai 2010]. Disponible au : http://www.mapaq.gouv.qc.ca/NR/rdonlyres/F4F3E56B-4688-4E5F-A01D-0FBD2C67A079/0/Thermoguide.pdf
  8. MAPAQ. La charcuterie au Québec : quelques points de repère. [cité le 14 avril 2010]. Disponible au : http://www.mapaq.gouv.qc.ca/NR/rdonlyres/31ED8E27-B260-4FB2-AF82-3FCC844B1C05/0/charcuterie.pdf
  9. Ministère de la justice du Canada. Règlement sur les aliments et les drogues. [cité le 14 avril 2010]. Disponible au : http://lois.justice.gc.ca/fra/C.R.C.-ch.870/page-1.html#anchorbo-ga:l_B-gb:l_TITRE14
  10. Protégez-vous. Le guide pratique de l’alimentation - Bien acheter pour mieux manger. Les éditions Protégez-vous. 2004.135 pages.