Attention aux grosses portions

Par les nutritionnistes de Nos petits mangeurs

Format « super », « géant » et « méga »! La réalité des grosses portions ne se limite pas aux restaurants et à l’épicerie. Elle est aussi présente dans plusieurs maisons. Cette tendance peut influencer vos enfants à manger au-delà de leur faim. Aidez-les à ne pas se laisser influencer.

Manger à sa faim

À partir de l’âge de 3 ans, certains enfants se laissent influencer par la quantité d’aliments dans leur assiette. Des grosses portions peuvent les inciter à manger davantage et ainsi ignorer leurs signaux de faim et satiété. À long terme, puisque les habitudes alimentaires qu’ils adoptent en bas âge influencent celles à l’âge adulte, ils risquent d’avoir de la difficulté à réguler leur appétit.

5 trucs pour des portions qui répondent aux besoins de vos enfants

1-   Le contrôle, son rôle

Les enfants sont capables d’écouter leur corps lorsque vient le temps de manger. Ainsi, ils sont les mieux placés pour déterminer la portion qui correspond à leur faim. Demandez-leur de vous guider si c’est vous qui les servez ou encore, laissez-les se servir eux-mêmes.

Votre enfant ne finit pas son assiette? Ne le forcez surtout pas, même pas pour deux-trois bouchées de plus! Cela peut avoir un impact négatif sur lui en le poussant à ignorer ses signaux de faim et satiété.

2-   L’équilibre, votre rôle

Le choix des aliments au repas vous appartient. En offrant des aliments des 4 groupes alimentaires à chaque repas à vos enfants, vous les encouragez à avoir une alimentation équilibrée qui répond à leur besoin. Pour en connaître plus sur l’assiette équilibrée, consulter l’article «Quelle quantité mettre dans l’assiette

3-   Vaisselle trompe-œil!

Plus grosse assiette, plus grosse portion? C’est possible. La taille de la vaisselle peut influencer la taille de la portion que les enfants se servent ou réclament. Offrez les repas dans un format de vaisselle approprié pour l’âge. Dans le même ordre d’idée, pensez à transférer les collations (comme des craquelins) dans un plus petit contenant plutôt que laisser l’enfant piger directement dans la boîte.

4-   Portion de référence, pas toujours une référence

Ne vous fiez pas à la portion indiquée dans le tableau de valeur nutritive des aliments pour déterminer la quantité que vous servez à vos enfants. Elle dépasse souvent leurs besoins.

5-   Un repas sans distraction

La télévision capte l’attention de vos petits. S’ils mangent devant l’écran, ils oublient d’écouter leurs signaux de faim et satiété. Éteignez la télévision, éloignez les jouets et profitez du repas pour partager un moment agréable en famille.

 

N’oubliez pas que vous êtes un modèle pour vos enfants. Se servir des portions adaptées à ses besoins et respecter ses signaux de faim et satiété sont des habitudes pour lesquelles les parents doivent montrer l’exemple.

 

Date de publication: novembre 2014

Références

  • DiSantis, K. I., et al. (2013). « Plate Size and Children’s Appetite: Effects of Larger Dishware on Self-Served Portions and Intake. » Pediatrics 131(5): e1451-e1458.
  • Dubois, L., et al. (2008). « Social factors and television use during meals and snacks is associated with higher BMI among pre-school children. » Public Health Nutrition 11(12): 1267-1279.
  • Gouvernement du Canada (2014). La portion. Repéré à http://www.canadiensensante.gc.ca/eating-nutrition/label-etiquetage/serving-portion-fra.php
  • Johnson, S. L., et al. (2014). « Portion sizes for children are predicted by parental characteristics and the amounts parents serve themselves. » The American Journal of Clinical Nutrition.
  • Pourshahidi, L. K., et al. (2014). « Influencing and modifying children’s energy intake: the role of portion size and energy density. » Proceedings of the Nutrition Society 73(03): 397-406.
  • Small, L., et al. (2013). « A Systematic Review of the Evidence: The Effects of Portion Size Manipulation with Children and Portion Education/Training Interventions on Dietary Intake with Adults. » Worldviews on Evidence-Based Nursing 10(2): 69-81.
  • Wansink B, Payne C & Werle C. (2008). Consequences of belonging to the ‘clean plate club’. Arch Pediatr Adolesc Med 162, 994–995.