Pourquoi manger bio?

Par les nutritionnistes de Nos petits mangeurs

Quels sont les avantages de manger biologique? La valeur nutritive, le goût, la santé ou l’écologie sont-elles des raisons valables?

La valeur nutritive ajoutée?

Plusieurs études ont tenté de démontrer une différence entre la valeur nutritive des aliments conventionnels et celle des aliments biologiques. Ces études ne permettent pas d’affirmer que les aliments biologiques contiennent davantage de vitamines et de minéraux que les autres. Certes, il a été rapporté que la concentration en certaines vitamines (vitamine C) et minéraux (fer, magnésium) semble plus élevée pour certains légumes biologiques. Par contre, cette augmentation ne semble pas suffisante pour procurer des avantages marqués au point de vue santé. Retenez plutôt que c’est la couleur et la diversité de votre alimentation qui vous procurera le maximum de vitamines et minéraux!

Biologique n’est pas toujours synonyme de santé. Il n’est maintenant pas rare de voir sur l’étalage des supermarchés des croustilles, du ketchup et de la crème glacée biologiques. Ne tombez pas dans ce piège ! Vous pouvez en manger, bien sûr, mais ne leur attribuez pas de vertu particulière.

Le goût?

Les fervents consommateurs d’aliments biologiques sont d’avis que ces derniers sont plus savoureux que les aliments issus de l’industrie alimentaire traditionnelle. Pour certains, le goût est la principale raison pour laquelle ils mangent des aliments biologiques. Cependant, des tests de goût « à l’aveugle » démontrent que les consommateurs différencient difficilement les aliments conventionnels de ceux biologiques à leur goût.

Éviter les pesticides et les OGM ?

C’est un fait, l’utilisation de pesticides et d’OGM est interdite dans l’agriculture biologique. Mais est-il garanti que les aliments provenant de ce type d’agriculture sont, ainsi, exempts de pesticides? La certification biologique ne peut garantir que ces aliments ne contiennent ni pesticides, ni OGM. La présence de ces éléments peut être causée par leur transport par le biais de l’air et de l’eau. Malgré la vigilance des producteurs, une assiette remplie d’aliments bio peut donc contenir également des traces de pesticides et d’OGM.

La santé des enfants?

Les jeunes enfants sont particulièrement sensibles aux produits chimiques, tels les pesticides. En effet, les nourrissons et les jeunes enfants sont plus à risque de développer des symptômes de toxicité que les adultes. De ce fait, quand on peut se le permettre, les aliments bio sont des choix judicieux pour la santé de nos petits mangeurs. Cela dit, bio ou non, les légumes sont importants dans l’alimentation des enfants.

Consultez la liste des fruits et légumes ayant les plus fortes concentrations de pesticides, lorsqu’ils sont cultivés en agriculture traditionnelle. Si vous devez choisir, privilégiez l’agriculture biologique pour ces types de végétaux.

L’écologie?

Biologique ne rime pas toujours avec écologique ! Une tomate biologique, ayant parcouru 5000 km pour arriver dans votre assiette, est-elle vraiment moins dommageable pour l’environnement qu’une tomate de culture traditionnelle québécoise? La notion de proximité des aliments est également très importante lorsqu’il est question de protection de l’environnement. L’idéal est donc de favoriser l’économie québécoise en achetant locale et biologique.

Le suremballage des aliments n’est également pas très écologique. Malheureusement, certains produits bio utilisent des emballages non recyclables et parfois en grande quantité. Favorisez les aliments le moins emballés possible. La consommation d’aliments vendus en vrac est une excellente façon de réduire le suremballage et d’économiser par le fait même.

La santé environnementale?

Il ne fait pas de doute que l’agriculture biologique est avantageuse du point de vue de l’environnement. Son principe de base est la pratique d’une agriculture soucieuse de l’environnement, en harmonie avec la nature. Ainsi, les terres cultivables sont en meilleures conditions et la santé des animaux plus optimale.

Date de publication: mai 2014

Références