Quelle place pour les aliments transformés?

Par les nutritionnistes de Nos petits mangeurs

Les rayons d’épicerie n’ont jamais été aussi garnis! Nous sommes passés rapidement d’une alimentation contenant des aliments de base ou peu transformés à une alimentation riche en produits très transformés. Au même rythme, on constate une hausse de l’obésité et d’autres maladies chroniques non transmissibles. Une coïncidence?

Quest-ce quun aliment transformé?

Selon la définition générale, c’est un aliment qui a subi une transformation, de sorte qu’il n’est plus dans sa forme brute ou à l’état frais. Ainsi, les pizzas surgelées sont un aliment transformé, de même que le fromage, issu de la transformation du lait, et les pâtes, par exemple. Sont-ils tous équivalents? Bien sûr que non!

Une classification simpose

Des chercheurs brésiliens proposent cette classification :

  1. Aliments non ou peu transformés. Ils subissent des changements qui affectent peu leur nature, et ce, surtout dans le but d’améliorer leur conservation et leur qualité nutritionnelle, ou en faciliter leur préparation. Les fruits séchés, les fruits et légumes surgelés, les légumineuses, les œufs, les poissons surgelés, le yogourt nature et le thé sont tous des exemples.
  2. Ingrédients culinaires pour la préparation des repas. On pense aux farines, huiles, sucres, et au beurre. À eux seuls, ils ont peu d’intérêts, mais ils peuvent permettre de préparer des repas équilibrés et nutritifs.
  3. Aliments prêt-à-manger, qui peuvent être soit modérément ou très transformés. Les aliments très transformés, on ne peut pratiquement pas en reconnaître l’origine, comme certaines céréales à déjeuner, les pâtisseries, les boissons sucrées, les charcuteries, les croustilles, les soupes en sachets, les biscuits, etc. Vous devinez que ce sont eux dont on pourrait réévaluer la place dans notre alimentation.

Un soupçon non confirmé

Un panier d’épicerie contenant uniquement des produits très transformés renferment beaucoup plus de calories, de sucre, de gras et de sel qu’un panier contenant des aliments de base et peu transformés. On se doute que manger des produits transformés a un impact sur la prise de poids et par conséquent, sur la santé. Toutefois, ce lien direct est difficile à établir selon les chercheurs, parce que de nombreux facteurs influencent le poids et la santé, notamment l’activité physique.

Les peu transformés, à chouchouter!

L’idéal est de privilégier les aliments de la catégorie peu ou pas transformés et de prendre plaisir à les cuisiner. C’est avec eux qu’on prépare des repas maison qui surpassent largement la qualité de la plupart des repas prêt-à-manger ou de type restauration rapide.

Pour guider vos choix

Sans nécessairement faire votre pain et votre yogourt, il est possible de faire des choix censés parmi l’offre de l’industrie. Privilégiez les courtes listes d’ingrédients et les aliments dont vous pouvez reconnaître la forme d’origine.

Plus les aliments sont transformés, plus il faut se renseigner pour faire un choix éclairé.

 

Vous aimez la commodité des produits transformés? Sachez que la simplicité se trouve aussi parmi les aliments de base. En voici la preuve.

 

Date de publication: janvier 2015

Références

  • Moubarac, J.-C., et al. (2014). « Processed and Ultra-processed Food Products: Consumption Trends in Canada from 1938 to 2011. » Canadian Journal of Dietetic Practice & Research 75(1): 15-21.
  • Extenso. (2015). Zone professionnels de la santé. L’état de la question : Le rôle de la transformation alimentaire dans la qualité de l’alimentation et l’obésité.