Un repas agréable, un travail d’équipe

Par les nutritionnistes de Nos petits mangeurs

Pour que l’heure des repas soit agréable, on doit éviter les chicanes. Un truc pour cela est de bien définir les responsabilités de chacun… et de les respecter. Ça permet par ailleurs d’offrir des repas ayant une structure prévisible, ce qui est très important pour un enfant. Il a besoin d’un cadre rassurant : un horaire régulier, des aliments bons pour lui, votre présence, et des consignes claires.

Vous répondrez à ces divers besoins en appliquant les principes du partage des responsabilités. C’est un concept créé par Ellyn Satter, nutritionniste et psychothérapeute américaine, experte en alimentation des enfants. Ce concept a plusieurs bénéfices :

  1. Des enfants qui mangent en fonction de leurs besoins.
  2. Des enfants ouverts à découvrir de nouveaux aliments.
  3. Des parents rassurés et moins anxieux face à l’alimentation de leurs enfants.

Responsabilités à partager

Quoi, où, quand, combien, comment. Ce sont les aspects du repas à attribuer, et on les partage comme suit :

  • Vous, l’adulte : quoi, où, quand, comment
  • L’enfant : combien

Le partage des responsabilités se résume comme suit : vous décidez des horaires, du lieu et du menu, et essayez d’assurer une ambiance agréable. Votre enfant décide des quantités d’aliments qu’il mange.

Quoi : le menu

Vous déterminez le menu. Planifiez le même pour toute la famille. Incluez des aliments nourrissants que votre enfant aime, mais présentez aussi régulièrement de nouveaux aliments. Ne préparez pas un 2e repas si votre enfant lève le nez sur le contenu de son assiette. Il développera ses goûts au fil du temps.

Où : autour de la table

Vous habituez votre enfant à manger dans la cuisine, assis à la table. Ça vaut pour les collations et les repas. Il apprend qu’on ne mange pas devant la télé ou dans sa chambre, ni debout au comptoir. Bien sûr, vous pouvez faire des exceptions pour un pique-nique, un petit déjeuner au lit, une activité à l’extérieur ou une soirée cinéma de temps en temps!

Quand : l’horaire

Vous fixez des heures régulières pour les repas et les collations. Ça contribue au sentiment de sécurité de votre enfant de savoir qu’il ne restera jamais longtemps sans manger. Ainsi, s’il a seulement une petite faim à la collation ou au repas, il se sent libre de ne pas se forcer, car une occasion de manger reviendra sous peu. Avec un horaire régulier, votre enfant apprend également qu’on ne mange pas à tout moment dans la journée. Ça l’aide notamment à prendre conscience de ses signaux de faim.

Comment : ambiance

Vous faites votre possible pour que le climat au repas soit agréable. Asseyez-vous avec lui pour manger. Suscitez des discussions positives et laissez-lui l’occasion de parler. Enseignez-lui la politesse et le respect. Ne le forcez pas à manger, ni même goûter.

Combien : quantité

Votre enfant détermine la quantité d’aliments qu’il mange, et ce, même si combien rime avec « presque rien ». Sa faim varie d’une journée à l’autre et il est le seul à pouvoir écouter les besoins que lui exprime son corps. Si un dessert est prévu, offrez-lui-en une portion, peu importe ce qu’il a mangé du plat principal. Expliquez-lui toutefois qu’on mange une seule portion de dessert afin qu’il évite de tenter de s’en nourrir. S’il mange peu ou qu’il refuse carrément le repas, expliquez-lui aussi que la prochaine occasion de manger sera à la collation.

Le partage des responsabilités, c’est de procurer des aliments à votre enfant, sans restriction ni obligation. Bref, c’est l’encadrer plutôt que le contrôler.

 

Date de publication: février 2015